MATEO ALALUF : La pension, combat de gauche

Propos recueillis par Aurélien Berthier

Mateo Alaluf est professeur de sociologie à l'Université Libre de Bruxelles et spécialiste des questions relatives à l'emploi et au travail. Il revient ici sur la question du sens de la lutte historique pour la réduction du temps de travail. Et explique la priorité que le mouvement progressiste devrait accorder pour les luttes à venir : ne pas allonger les carrières professionnelles.

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PIERRE LARROUTUROU : « Pour une semaine de 4 jours »

Propos recueillis par Aurélien Berthier

Pierre Larrouturou a lancé en France le parti Nouvelle Donne à la suite du Collectif Roosevelt 2012 sur le constat qu’aucun parti traditionnel ne suivait leurs idées. Revendiquant un droit au bonheur, à une société équilibrée et conviviale, Nouvelle Donne place la question de la réduction du temps de travail comme l’un des principaux leviers pour changer la vie. Rencontre avec le promoteur de la semaine de 4 jours.

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Ken Loach : « Il faut créer du désordre dans les idées dominantes »

Propos recueillis par Yanic Samzun et Marc Sinnaeve

Le livre a moins défrayé la chronique que le dernier film du cinéaste. Il n’en est pas forcément moins intéressant. Avec Défier le récit des puissants, Ken Loach confie à l’écrit, pour la première fois de manière aussi détaillée, ce qui, dans sa vision politique de la société comme dans son travail, relie puissance d’engagement politique et esthétique de la résistance. Son propos mêle d’ailleurs les deux dimensions en permanence. Ceux qui ont le pouvoir, affirme-t-il dans son petit ouvrage-manifeste particulièrement éclairant, mettent tout en œuvre pour que le peuple ne s’oppose pas à son véritable ennemi, la classe dirigeante capitaliste. D’où, pour l’artiste, la nécessité de défier le récit lénifiant des puissants, d’enrayer la mécanique, de créer du désordre dans les idées… Il s’ouvre aux lecteurs d’Agir par la culture sur le sens de cette mission.

 

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CHRISTINE MAHY « MON FIL ROUGE : CEUX QU’ON NE VOIT PAS »

Propos recueillis par Yanic Samzun, Marc Sinnaeve et Pierre Vangilbergen

La placidité du propos de cette femme issue d’un « monde rural peu militant » porte une détermination farouche. Les utopies de la jeune assistante sociale de Marche-en-Famenne soutiennent aujourd’hui les convictions fortes de la Secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté. Sa lecture politique du social, comme sa conception sociale de la culture, en témoignent. A la tête du Réseau depuis bientôt dix ans, Christine Mahy cherche à faire bouger les lignes des politiques publiques en faveur d’une approche plus structurelle, moins « sparadrap », de la question sociale. Son credo ? La richesse des populations, dont le potentiel trouve à se réaliser dès qu’on leur redonne de la « latitude ».

 

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Loredana Bianconi : Lutte armée et voix de femme

 

 

 

Propos recueillis par Aurélien Berthier et Anne-Lise Cydzik

 

Loredana Bianconi, philosophe de formation et documentariste questionne par ses films les résistances, les migrations ou le choix de la violence. En 1997, dans « Do You Remember Revolution », elle avait notamment donné la parole à des femmes qui s’étaient engagées dans une résistance armée au pouvoir. Comme un écho, sa pièce L’Embrasement met en scène deux sœurs dans l’attente de leur procès qui reviennent sur leur histoire, leur passage de l’utopie à la clandestinité et à la lutte armée dans l’Italie de la fin des années 70. Nous la rencontrons alors que cette tragédie moderne va être donnée au Théâtre du Rideau à Bruxelles.

 

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