Sabine Beaucamp Écrit par  Jui 13 - 753 K2_VIEW

A peine j’ouvre les yeux

Un film de Leyla Bouzid
2016

 

L’histoire de ce film se déroule à Tunis durant l’été 2010, soit quelques mois avant la révolution. Farah (Baya Medfahar) une jeune fille pétillante, rebelle qui n’a pas froid aux yeux vient de décrocher son baccalauréat mention très bien. Sa mère (Ghalia Benali) rêve de la voir entamer des études de médecine. Seulement voilà, Farah ne l’entend pas de cette façon, elle décide de chanter dans un groupe de rock engagé, dont les textes sont bien loin de faire l’éloge des dirigeants de ce pays. Se produire dans des bars remplis d’hommes en chantant des paroles audacieuses n’est pas au goût de tout le monde dans un Etat policier comme la Tunisie de Ben Ali. Farah est pourtant insouciante, fraîche, belle et emportée par sa passion, sa rage, sa désinvolture jusqu’au jour où elle ne reparaît pas chez sa mère qui pressent le pire. La police est passée par là… la suite à l’écran. La tunisienne Leyla Bouzid est la fille du réalisateur Nouri Bouzid. Elle avait collaboré avec Abdellatif Kechiche sur La Vie d’Adèle. Pour son premier long métrage, elle a réussi un film politique et musical osé racontant le parcours initiatique d’une adolescente dans le monde arabe, tout en dépeignant l’atmosphère étouffante de l’ère Ben Ali. Ne le ratez surtout pas !

Sabine Beaucamp

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